Ministère DE LA FORET, DE LA MER ET DE L’ENVIRONNEMENT

Sceau de Republique Gabonaise

DISCOURS DU MINISTRE DÉLÉGUÉ BASILE M'BOUMBA A L’OCCASION DE LA CÉLÉBRATION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA VIE SAUVAGE du 03 MARS 2015

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Mesdames et Messieurs, Chers amis de la nature,

 Bonsoir,

 Le 03 mars de chaque année, la Communauté Internationale célèbre la Journée mondiale de la vie sauvage. Celle-ci a été proclamée le 20 décembre 2013, lors de la soixante-huitième session de l’Assemblée Générale des Nations Unies, en référence à la date de l’adoption de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction en abrégé (CITES).

 Cette année, cette Journée est placée sous le thème : « La criminalité liée aux espèces sauvages est une menace grave, prenons-la au sérieux ». Deux sous-thèmes complète ce thème principal, à savoir :

 -      “La vie sauvage et le tourisme durable’’ ;

-      “Le rôle des communautés locales dans la conservation’’.

 Le choix du thème de cette année est une invite aux communautés locales à s’impliquer davantage dans la lutte contre l’exploitation illicite et l’éradication du commerce illégal des espèces sauvages.

Cette lutte a davantage pour but de préserver notre biodiversité, source d’alimentation de plus des trois quart de gabonais vivant en milieu rural et, le développement des activités économiques dont l’éco-tourisme.

En effet, la criminalité liée aux espèces sauvages a atteint des proportions inquiétantes ces dernières années. Le Gabon, à l’instar des autres pays de la sous-région qui possèdent une forte population d’éléphants, fait face à cette menace.

 Initialement du fait de nos populations, le braconnage est devenu une activité transfrontalière pratiquée  par des réseaux internationaux bénéficiant de connections dans plusieurs continents. Les conséquences de cette activité illégale sont nombreuses et variées, allant de la dégradation des ressources à l’atteinte de la sécurité intérieure du pays.

 Mesdames et Messieurs,

 C’est ici le lieu de rappeler l’engagement des plus hautes autorités gabonaises en faveur de la conservation de la biodiversité.

En effet, c’est sur les plus hautes tribunes que le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Ali BONGO ONDIMBA prend fait et cause de la gestion durable des ressources forestières, en général, celle de la faune en particulier.

Au niveau sous-régional, le Gabon est membre de plusieurs organisations intervenant en faveur de cette thématique, notamment la Commission des Forêts d’Afrique Centrale, en abrégé COMIFAC.

 A l’échelle nationale, au-delà de treize parcs nationaux couvrant plus de 11% du territoire, cet engagement en faveur de la conservation de la biodiversité figure parmi les actions prioritaires du Plan Stratégique Gabon Emergent dontle “Gabon Vert’’ est l’un de ses piliers de développement.

 Cette initiative a récemment été renforcée par l’annonce faite par le Président de la République, lors du Sixième Congrès Mondial des Parcs de novembre 2014 à Sydney, relative à la création d’un réseau de parcs marins couvrant près de 23% des eaux territoriales et de la Zone Economique Exclusive du Gabon.

 Dans le même élan, d’importantes initiatives ont été prises par les plus hautes autorités de la République, parmi lesquelles :

-      le renforcement du personnel dédié à la surveillance des parcs nationaux à travers le recrutement d’écogardes ;

-      la mise en place d’une « Brigade de la jungle » composée d’agents des forces de défense au sein du parc national de Minkébé ;

-      la création de deux institutions chargées de la gestion de la faune et des aires protégées, je citerais l’Agence Nationale des Parcs Nationaux et la Direction Générale de la Faune et des Aires Protégées.

 Mesdames et Messieurs,

 Le grand braconnage tend à diluer les résultats attendus des efforts entrepris par le Gouvernement de la République. Aussi, devient-il impérieux de prendre cette problématique à cœur comme l’indique le thème de la journée mondiale de la vie sauvage de cette année.

 C’est à ce titre qu’il convient de rappeler que cette démarche a été engagée par le Président de la République dès son accession à la magistrature suprême, en 2009.

Depuis lors, il n’a eu de cesse d’appeler à une mobilisation mondiale contre ce fléau car ce n’est qu’avec des actions concertées et globales que la lutte contre le grand braconnage pourra atteindre les objectifs escomptés.

 Les actions retenues visent à démanteler des réseaux internationaux impliqués dans la criminalité faunique à travers une collaboration entre les Etats et leurs partenaires techniques et financiers.

 Dans notre pays, la question est abordée notamment en termes de révision des codes forestier et pénal qui prévoient le renforcement du cadre répressif.

L’importante biodiversité dont nous disposons constitue un patrimoine national. Aussi, sa conservation doit-elle  être menée en plaçant le bien-être humain au centre des préoccupations des politiques publiques.

 A ce jour, nombreux sont les dégâts causés par les animaux sauvages sur les biens des populations rurales, dans ce qui est appelé Conflits Hommes-Faune.

Le Gouvernement, avec l’appui des partenaires, s’est engagé dans une réflexion visant à trouver des solutions durables à ce problème. Un dialogue sur les Conflits Homme-Faune sera ouvert prochainement dans le cadre d’un forum national qui tiendra compte aussi des connaissances traditionnelles.

 Cet état des choses ne doit pas nous amener à remettre en question les efforts entrepris en matière de conservation de la biodiversité. Nous devons plutôt œuvrer ensemble pour l’atteinte de l’objectif du développement durable qui vise à concilier les trois piliers de la durabilité que sont : l’écologie, l’économie et le social.

 Pour ce faire, les deux sous-thèmes de la journée mondiale de la vie sauvage pour l’année 2015, constituent des solutions à travers :

 -     la valorisation de nos aires protégées par le développement de l’écotourisme dans nos parcs nationaux ;

-      une implication plus importante des populations locales dans la gestion des ressources qui constitue un des axes stratégiques du Code forestier gabonais.

 Vive le Gabon,

Vive la coopération internationale,

Je vous remercie.

Publié le : 12 / 03 / 2015